Photo Training

Banner

Advertising

Banner
Navin ... le chef d'orchestre d'une danse "divine" PDF Print E-mail

Ces derniers temps, on ne voit plus que ces danseurs dans la plupart des clips qui passent à la télévision. Généralement cela ne se remarque pas, sauf si l'on aperçoit derrière une star quelconque le bandana du danseur vissé sur sa tête ou noué quelque part sur son bras : généralement le poignet et parfois sur le biceps. Ou encore avec une tenue en noir et blanc, mélangé au fil des séquences du clip à leurs jeans ou les filets des danseuses. Plus rarement ils sont en tenue de plage, lorsque le contexte du morceau l'impose. Si vous remarquez un de ces signes bien particuliers, c'est que vous avez sous les yeux, cachés derrière la star qui chante son tube du moment, Dihvin, le groupe, et Navin, le chorégraphe.

Son talent pour la danse, la danse de Navin ou dihin’i Navin en malgache, serait un "don divin". Navin a ainsi logiquement décidé d'appeler son groupe Dihvin, l'étoile montante de la scène chorégraphique et de la danse à Madagascar. Malgré le fait qu'il soit sollicité de partout, Navin reste modeste dans ses propos, et confirme qu'il n'est pas encore au sommet de son art. Mais il travaille dur pour y parvenir. Dihvin est vraisemblablement sur une pente ascendante. Tant mieux pour eux car toute apogée signifie un déclin. Le groupe en est encore bien loin.

De rêves en rêve.

De stage en stage, de formation en formation, à Mahajanga, sa ville, Navin se perfectionne et accumule les expériences avec des grands noms de la danse comme Mialy, Ariry et autres Theo Itsingory, entre autres. Pendant 6 ans. Très vite, il réalise un rêve de jeunesse, danser avec la chanteuse Bodo. Ce fut en 2001 avec le clip "Andao handihy". Cette première incursion parmi les grands de la variété malgache lui ouvre les portes d'une renommée bien méritée. Son talent est remarqué par d'autres, en particulier après le passage réussi de son groupe sur une chaîne de télévision privée de la capitale. A tel point qu'il devient le chorégraphe attitré de certaines stars comme Tovo J'Hay, Aina Cook ou Mirado. Un autre de ses rêves qui se réalise.

Selon ses souvenirs, les jolies filles l'ont toujours côtoyé, depuis toujours, et il apprécie naturellement cette agréable compagnie. Ceci n'est plus un rêve pour lui maintenant qu'il évolue dans le milieu professionnel de la danse ... il est désormais le chouchou de ces belles filles de la musique malgache.

Modern Jazz

A la tête de Dihvin depuis 2004, le groupe compte une dizaine de personnes. Les plus doués peuvent exprimer correctement leur talent lorsque le groupe est bien géré, selon Navin, qui leur inculque sa modestie et son humilité. Ces qualités figurent par ailleurs parmi les critères de recrutement du chorégraphe. La confiance qui règne entre lui et ses danseurs est également le ciment qui les unit.

Ce qui différencie le groupe des autres formations ? Leur capacité à s'adapter à toutes sortes de situations, et donc leur aptitude a effectuer des prestations sous différents styles de danse. Et la diversification de leurs activités, allant de la chorégraphie pour les chanteurs, à l'animation au profit de grands magasins ou à l'occasion des cérémonies de mariage, en passant par l'enseignement de la danse aux plus jeunes, dans les écoles, ou au sein des familles.

Dihvin est, comme toutes les compagnies de danse, confronté à des difficultés, en particulier l'impossibilité pour les artistes de montrer au public leur talent sans l'aide de grands producteurs capables de financer une bonne campagne de matraquage. Pas comme autrefois, raconte Navin, a l'époque ou les médias s'arrachaient les œuvres des artistes.

Inspiré par Paula Abdul et Janet Jackson, Navin est actuellement en quête de la chorégraphie parfaite. Nous tairons volontairement, dans cet article que nous lui avons consacré, ainsi qu'à son groupe, les projets qu'il est en train de concocter, malgré le fait qu'il nous les a confiés. Nous reviendrons certainement dessus le moment venu.